SARA ZINGER

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SARA ZINGER

La DJ & productrice, newcomer de la scène française, symbolise avec talent et charisme la force de
persévérance d’une jeune génération électro se réinventant en permanence.

Née à Dunkerque, employée dans le prêt-à-porter à Lille, Paris et Marseille, la musique a d’abord longtemps été un hobby, parallèlement à son job, même si, alors qu’elle ondulait toute jeune au son des clubs belges voisins, elle rêvait de prendre la place du DJ. C’est à son arrivée à Marseille au début des années 2010 que l’histoire prend un tournant. Suite à la fin de sa première histoire d’amour, elle acquiert sur un coup de tête, comme une compensation, une paire de platines pour enfin domestiquer le mix. La jeune femme provoque sa chance, force son destin. « En 2010 je me suis vraiment mise à mixer et je me suis faite remarquer lors d’une soirée où de nombreux programmateurs étaient présents. Ensuite, dès que je mixais quelque part, un lieu me bookait la semaine d’après. Ça s’est enchaîné et depuis je n’ai pas arrêté… ».

Au début Sara effectue ses marathons nocturnes en parallèle de ses boulots. Jusqu’au jour où elle décroche une résidence au Trolleybus. Pendant deux ans, Sara assure un rythme de dingue : de minuit à 6h chaque jeudi, vendredi et samedi. Puis l’emblématique club marseillais La dame Noir lui propose de lancer ses propres soirées Backroom où elle booke The Hacker, Maud Geffray de Scratch Massive, David Shaw, Mlle Caro, Clara 3000, La Muerte… « J’ai eu l’opportunité de jouer avec toute cette scène très parisienne, héritière de l’époque du Pulp, qui constitue clairement mon background musical. C’est à La dame Noir que je me suis véritablement trouvée dans la musique». Son rêve devient peu à peu réalité, permise par une volonté à toute épreuve : la DJ est fidèle à sa valeur-fétiche, une “persévérance”

tatouée en grec ancien à l’intérieur de son poignet. Puis, au bout de cinq ans de mix, l’artiste ambitionne de passer au niveau supérieur. «Il fallait que je commence à composer, pour aller plus loin ». En 2016 sortent ses premières productions et collaborations : le Closer avec Wielki (sur Way of House) et Bastard (sur Nein Records). On y perçoit déjà l’identité musicale de Sara Zinger, sur un registre électro-techno.

Si tout va très vite, en 2017 les choses s’accélèrent encore. L’artiste entame une nouvelle séquence après avoir rencontré Jean-Pierre « JP » Léon, batteur et producteur de Date With Elvis. Désormais Parisienne et la tête rasée après s’être longtemps cachée derrière une frange, Sara veut s’assumer telle qu’elle est. Avec JP, elle travaille sur un album qui l’éloigne de l’électro pure et dure de ses débuts et elle chante. L’artiste gagne d’ailleurs le prix BPM au tremplin BPM Contest en en chantant près du public Go back, qui mêle ses influences new wave à des inspirations plus mainstream. Ce morceau synthétise les aspirations d’une jeunesse désireuse d’avancer sans se raccrocher trop au passé. «Ce nouveau projet est la collision entre mainstream et underground, des parties distinctes de mes goûts musicaux qui se rencontraient peu jusqu’à aujourd’hui »

Son ambition est claire : « J’ai 32 ans et artistiquement je veux toucher un maximum de publics». Avec son sens du look quasi inné, sa légitimité profondément ancrée dans la scène musicale underground et ses nouvelles chansons prêtes à élargir ses horizons, Sara Zinger n’aura pas à trop forcer sa nature pour s’afficher comme une authentique icône contemporaine.